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16 Juin

DOSSIER : Huiles essentielles françaises et Aromathérapie

Huiles essentielles françaises et Aromathérapie :

Une filière d’excellence à fort potentiel économique

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Savoir-faire historique, secteur en croissance, marché porteur… PPAM de France et le Consortium HE se sont attachés à montrer le dynamisme de la France en matière d’huiles essentielles et l’étendu des actuels et potentiels futurs débouchés ainsi que les contraintes réglementaires auxquelles fait face le secteur dans un dossier économique disponible sur leurs sites internet respectifs.

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Huiles essentielles, une ressource porteuse pour la filière française des plantes à parfum

Les huiles essentielles sont un des produits issus des Plantes à Parfums (lavande, sauge sclarée…), Aromatiques (thym…) et Médicinales (camomille, mélisse…), dites PPAM. En 2018, FranceAgriMer recensait 5 287 producteurs de PPAM sur le territoire national, avec 350 plantes différentes cultivées sur 53240 ha dont 16.5% en bio (2 fois plus que la moyenne française toutes cultures confondues). Il s’agit d’une des rares filières agricoles qui se développe encore : +85 % de chiffre d’affaire en 25 ans, +173 % de surface en 10 ans et +280 % d’exploitations en 10 ans.

Les huiles essentielles représentent environ 50% du chiffre d’affaires généré par les transformations de PPAM françaises, soit environ 2,5 milliards d’euros pour ces produits économiquement intéressants à fortes valeurs ajoutées. Les huiles essentielles sont utilisées par de nombreuses industries : détergence, parfumerie, cosmétique, aromathérapie, agroalimentaire, …

Chaque année, les exportations avoisinent les 5 000 tonnes pour près de 400 millions d’euros (+139 % en valeur et +25 % en volume en 10 ans). La France est le premier producteur mondial d’huile essentielle de lavandin avec une production annuelle de plus 1 500 tonnes et le deuxième producteur mondial d’huile essentielle de lavande.

La filière des PPAM est profondément liée à l’identité des territoires, tel que le sud-est berceau de la parfumerie, mais également à la préservation de la biodiversité et à la valorisation des ressources d’outre-mer : niaouli, vétiver, ylang-ylang… Les territoires ultra-marins français recèlent 80 % de la biodiversité française et 10 % de la biodiversité mondiale. La filière joue aussi un rôle dans l’équilibre économique des régions de par ses externalités positives telles que le tourisme.


Aromathérapie, un marché en croissance grâce à des consommateurs fidèles

L’Aromathérapie est liée à l’utilisation d’huiles essentielles dans la recherche d’un bien-être physique et/ou psychologique et d’une prise en charge de sa santé de façon naturelle. Mondialement, environ 30% des volumes d’huiles essentielles sont utilisés en Aromathérapie pour près 3,5 Mrd $ US (3 Mrd €) en 2019 soit 50% du chiffre d’affaires global. Le débouché de l’Aromathérapie est donc très porteur et crée de la valeur ajoutée.

En France, la pharmacie est le lieu d’achat privilégié par les consommateurs d’Aromathérapie qui y retrouvent tant des huiles essentielles pures que des produits formulés : sirops, capsules à avaler, baumes ou encore sprays d’ambiance incorporant des huiles essentielles. Le marché français de l’Aromathérapie connait une progression très importante. Entre 2012 et 2018, le marché de la pharmacie s’est envolé de + 112 % pour les huiles essentielles pures et + 86 % pour les produits formulés, pour aujourd’hui dépasser les 200 millions d’euros.

50% des français ont déjà consommé des produits d’aromathérapie, principalement pour des problèmes liés aux muscles et articulations, au stress, au sommeil ou bien à la sphère ORL. Parmi les consommateurs expérimentés interrogés par le Consortium HE (étude sur 27532 consommateurs en 2019), 99% sont satisfaits de leur utilisation d’huiles essentielles.

Parce qu’elles sont efficaces et polyvalentes, les produits à base d’huiles essentielles peuvent prendre plusieurs formes : médicaments, dispositifs médicaux, cosmétiques, compléments alimentaires, arômes, biocides… Alors qu’en pratique une même huile essentielle est parfois utilisée aussi bien sur la peau, que par voie interne ou en diffusion, chaque produit ne peut être régi que par une seule règlementation dont découlent les seules informations qu’il sera possible de donner aux consommateurs. Certains usages (biocides ou produits phytopharmaceutiques par exemple) restent difficilement accessibles en raison d’exigences réglementaires fortes. Ces contraintes réglementaires pourraient à terme mettre en difficulté un secteur et une production française.

 

 

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